Boris Akounine (Борис Акунин en russe), de son vrai nom Grigori Chalvovitch Tchkhartichvili, est un écrivain géorgien de langue russe, né le 20 mai 1956, installé à Moscou depuis 1958 et y ayant fait toute sa carrière.
Il a été tour à tour ou simultanément essayiste, traducteur littéraire, et romancier. Son pseudonyme a deux origines. D'un côté, « akunin » est un mot japonais qu'on pourrait traduire, en fonction du contexte, par « bandit » (plus précisément « mauvais homme »). Dans son roman « Le Chariot de diamant » (encore inédit dans les pays de langue française), l'auteur définit un akunin comme étant celui qui crée ses propres règles. Par ailleurs, son pseudonyme de romancier, sous la forme « B. Akunin » (initiale du prénom et nom complet), ferait également référence au célèbre anarchiste russe Bakounine.
Akounine, qui se reconnaît comme très marqué par le théâtre Kabuki, a intégré la section d'histoire et de philologie de l'Institut des pays d'Asie et d'Afrique à l'université d'État de Moscou et y a donné des cours de civilisation japonaise.
Par ailleurs, en 1986, il entra dans l'équipe de la prestigieuse revue littéraire russe Inostrannaïa Literatoura (« Littérature étrangère »), et en devint le rédacteur en chef adjoint en 1993, jusqu'à ce que le succès de son œuvre romanesque le pousse à quitter la revue en octobre 2000. Boris Akounine supervise, depuis 1996, la publication d'une Anthologie de la littérature japonaise en vingt volumes. Il préside également le directoire du « Pushkin Library Project », financé par George Soros. Il est l'auteur d'un essai sur « L'Écrivain et le suicide », de nombreuses critiques littéraires, de traductions en russe depuis le japonais et l'anglais (du Royaume-Uni ou des États-Unis).
Possédant déjà une forte notoriété dans son pays sous son état civil géorgien, la célébrité internationale est en outre venue à mesure des traductions, en Occident, des romans policiers de la série « Eraste Pétrovitch Fandorine », à partir de 2000. Selon les sources éditoriales, Boris Akounine aurait écrit Azazel pour « se reposer du travail long et démoralisant » qu'aurait consitué la rédaction de l'essai L'Écrivain et le suicide. L'œuvre romanesque est d'ores et déjà en cours de traduction en allemand, anglais, français, italien et japonais. Sur le territoire de la seule Russie, les ventes totales de ses ouvrages atteindraient le chiffre impressionnant de quatre milions d'exemplaires annuels, selon une interview (en anglais) du cinéaste néerlandais Paul Verhoeven). Deux de ses séries ont pour cadre les dernières décennies de la Russie tsariste, mais Boris Akounine a également entrepris un nouveau cycle, contemporain celui-là, ayant pour héros le petit-fils d'Eraste Fandorine. Bien que sa carrière romanesque soit encore très récente, Boris Akounine a déjà été distingué plusieurs fois par diverses « nominations » ou récompenses du milieu littéraire des romans policiers.
Les deux premiers titres sont disponibles en français et le titre suivant estpour le moment inédit (titre français encore inconnu) :
Cette série est conçue comme une trilogie se suffisant à elle-même et ne devant pas avoir de suite au-delà des trois épisodes chacun caractérisé par une couleur et une ambiance spécifiques.
Le cinéaste néerlandais Paul Verhoeven révèle, dans l'interview citée plus haut, qu'il a acquis les droits liés au premier roman de la série « Fandorine », Azazel, et que le budget global de sa future adaptation devrait au moins atteindre les 40 millions de dollars américains. Le journaliste Leon Aron révélait par ailleurs, dans un article (voir plus bas), que le romancier aimerait pour sa part que le rôle de Fandorine, dans le film envisagé par Verhoeven, soit tenu par Hugh Grant.
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