
Le comte Lev Nikolaïévitch Tolstoï, en russe Лев Николаевич Толстой, francisé en Léon Tolstoï, (1828 - 1910) est, avec Fedor Dostoïevski, un des géants de la littérature russe du XIXe siècle. Ses œuvres les plus connues sont les romans Guerre et Paix, Anna Karénine et Résurrection.
Il est né le 28 août 1828 du calendrier julien (9 septembre 1828 du calendrier grégorien) à Iasnaïa Poliana en Russie et il est mort le 7 novembre 1910 du calendrier julien (20 novembre 1910 du calendrier grégorien à Astapovo. Ses premières publications sont des récits autobiographiques (Enfance et Adolescence) (1852-1856). Ils rapportent comment un enfant, fils de riches propriétaires terriens, réalise lentement ce qui le sépare de ses camarades de jeu paysans. Plus tard, il rejette ces livres comme étant trop sentimentaux, une bonne partie de sa vie y étant révélée. Il est frappé dès son enfance par le sentiment de l'absurdité de la vie (suite à la mort de son père) et il refuse l'hypocrisie des relations sociales. Le sentiment moral est ce qu'il y a de véritablement divin : toute la morale de Tolstoï est fondée sur ce sentiment. Par ailleurs, Tolstoï rejette l'État et l'Eglise. C'est un nihilisme fondé sur la morale personnelle. Il conçoit l'art véritable comme étranger à la recherche du plaisir purement esthétique : l'art est un moyen de communication des émotions et d'union entre les hommes. Aussi critique-t-il l'art pour l'art, la beauté bourgeoise inaccessible aux gens simples. En 1870, Tolstoï se convertit au christianisme ; mais il est critique par rapport à la religion officielle : son christianisme reste empreint de rationalisme. À la fin de sa vie, il part en vagabond, attrape froid et meurt d'une pneumonie.
Espérantiste convaincu, Tolstoï a fait savoir qu'il était favorable à l'espéranto, langue internationale qu'il disait avoir appris en dix heures. « J'ai trouvé le volapük très compliqué et, au contraire, l'espéranto très simple. Ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en espéranto, j'ai pu arriver facilement, au bout de deux petites heures, sinon à l'écrire, du moins à le lire couramment. (...) Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut se refuser à faire cet essai.» (1894)
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